Partir c’est mourir un peu…

par | Publié le 11.04.2024, mis à jour le 11.04.2024 | Mort

«

Partir c’est mourir un peu, mais mourir c’est partir beaucoup.

»

Cette citation est généralement attribuée à Alphonse Allais1. Elle est en fait de Pierre Veber2. On la trouve dans le roman dialogué Les Couches profondes, publié pour la première fois dans La Vie parisienne en 1898.

Hubert. — Partir, c’est mourir un peu…

Alliette. — Et mourir, c’est partir beaucoup !

Pierre Veber, Les Couches profondes, dans La Vie parisienne, 3 septembre 1898, p. 499.

Rappelons qu’il s’agit d’un pastiche d’un vers du « Rondel de l’adieu », d’Edmond Haraucourt : « Partir, c’est mourir un peu » (Seul, p. 12).

Notes

1. Raymond Castans la prête à un certain Soro (« Partir », dans Le Grand Dictionnaire des mots d’esprit).

2. Pierre Veber, dramaturge, est le grand-père du réalisateur Francis Veber.

Sources

  • Castans (Raymond), Le Grand Dictionnaire des mots d’esprit, Paris, Librairie générale française (coll. « Le Livre de poche »), DL 1998.
  • Gagnière (Claude), Pour tout l’or des mots : au bonheur des mots, des mots et merveilles, Paris, Robert Laffont, DL 2007.
  • Haraucourt (Edmond), Seul, Paris, Charpentier, 1891.
  • Héraclès (Philippe), Le Grand Livre de l’humour noir, Paris, Le Cherche midi éditeur (coll. « Que deviendrait la mort sans la vie »), DL 1992.
  • Veber (Pierre), Les Couches profondes, dans La Vie parisienne, 3 septembre 1898, p. 499-501.

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