Au temps pour moi

par | Publié le 10.10.2026, mis à jour le 11.10.2026 | Erreur

«

Au temps pour moi.

»

Au temps pour moi est un redoutable piège orthographique tant notre instinct nous pousse à écrire autant à la place de au temps. Notre instinct a-t-il vraiment tort ? Les usuels semblent le démontrer à partir des années 19901 et encore actuellement. Notre expression viendrait des formules militaires Au temps ! et Au temps pour les crosses !, commandant la reprise du mouvement depuis son début, dans le temps qui convient, ou quand, dans le maniement des armes, « le bruit des crosses n’a pas été synchrone2 ». On prend souvent pour illustrer la première formule cette citation de Georges Courteline (vers 1888) :

— Ce n’est pas ça ! Recommencez-moi ce mouvement-là en le décomposant. Au temps ! Au temps ! Je vous dis que ce n’est pas ça ! Nom de nom, La Guillaumette, voulez-vous mettre plus d’écart entre le premier temps et le second !

Georges Courteline, Le Train de 8 h 47, p. 323-324.

Ce qui, transposé à l’écran en 1934, donne ceci :

Henry Wulschleger, Le Train de 8 h 47, 1 h 21 min 3 s.

Claude Duneton, ardent défenseur de la graphie autant, voit dans cette utilisation de « ce farceur » de Courteline « un bobard de qualité »3. De la même façon, il considère que l’expression Au temps pour les crosses ! résulte d’un jeu de mots facétieux qui mélangerait l’antique usage de la formulation autant… avec les temps militaires. Le fait est que la chronologie donne plutôt raison à Duneton puisque Autant pour les crosses ! (1896) se relève avant Au temps pour les crosses ! (1914) et qu’aux deux graphies correspond généralement le sens figuré d’« Au temps/Autant pour moi » au détriment du sens militaire4.

Néanmoins, la formulation militaire Au temps pour… apparaît dès 1886, comme le montre cette illustration :

Luc Courboin, « Dessin d’un exercice de maniement des armes », dans Paul Ginisty, Mes vingt-huit jours, dans Paris illustré, 1er novembre 1886, p. 196.

Rapidement, la locution est utilisée en dehors de son cadre habituel, pour indiquer une erreur mais sans référence à la reprise d’un mouvement :

— Non, dit Baluchet en examinant la « bouffarde » avec une grimace de déception… Non… Ce n’est pas tout à fait ça… La bonne devait être plus courte… Au temps pour la pipe !… Il y a maldonne…

André Bencey, William Baluchet, dans Journal de Montélimar et de la Drôme, 23 septembre 1922, p. 4.

Si l’on en revient à Au temps pour moi, on constate que la formule fait son apparition en 1892, précisément dans un contexte militaire :

D’ailleurs, au temps pour moi : maladresse !

Jacques de Garches, « Psitt ! perruquier ! : conte régimentaire », La Caricature, 9 avril 1892, p. 118.

Ce texte reparaît pourtant en 1898 avec l’autre graphie :

D’ailleurs, autant pour moi : maladresse !

Jacques de Garches, « Psitt ! perruquier ! : conte régimentaire », La Petite Caricature, 6 décembre 1898, p. 584.

Ce qui manque, d’une part comme de l’autre, c’est le chaînon manquant, celui qui viendrait confirmer l’une ou l’autre graphie. Or ce chaînon apparaît dans quelques rares textes en ce qui concerne au temps. En 1905, un dictionnaire des difficultés à l’usage des anglophones note le passage de Au temps ! à Au temps pour moi.

Au temps ! = As you were ! (military command).

[This is sometimes incorrectly written « Autant », but military movements were formerly divided into temps. When the drill-sergeant makes a mistake in giving the word of command, he says, « Au temps pour moi » = « My mistake, as you were ! »]

 

Au temps ! = En position ! (ordre militaire).

[On écrit parfois à tort « Autant », mais les mouvements militaires étaient autrefois divisés en temps. Lorsque le sergent-instructeur se trompe en donnant l’ordre, il dit : « Au temps pour moi » = « Je me suis trompé, en position ! »]

James Bertrand de Vincheles Payen-Payne, French Idioms and Proverbs, p. 219 .

Encore faut-il que cette observation soit confirmée par des sources françaises. C’est le cas. Le roman Sous Verdun (1916), de Maurice Genevoix, établit le lien entre Au temps ! et Au temps pour moi. Un capitaine ordonne à ses hommes de faire feu avant de leur donner ce contrordre :

Cessez le feu ! Au temps ! Au temps pour moi !…

Maurice Genevoix, Sous Verdun, p. 7.

L’exemple le plus probant est fourni par un récit qui a toujours pour cadre la vie militaire, mais où Au temps ! a un sens différent. Un conscrit qui souffre d’une dent de sagesse va voir le « dentiste » du régiment, un certain Barbet, qui se trompe de dent :

— Pleure pas, va, pierrot, dit Barbet ; c’est pas la bonne, eh ben ! tant pis pour moi… Au temps… au temps… Par exemple, tu pourras dire que t’es bidard, va : deux dents pour un champoreau !

Joseph Vingtrinier, « L’arracheur de dents », Le Petit courrier de Bar-sur-Seine, 8 décembre 1896, p. [4].

Au temps est utilisé au sens d’« Au temps pour moi ». Est-ce la pièce manquante du puzzle ? Pas si sûr, car la version originale nous propose une autre version :

— Pleure pas, va, Pierrot, dit Barbet ; c’est pas la bonne, eh bien ! tant pis pour moi… Autant, autant !… par exemple, tu pourras dire que tes bidard, va : deux dents pour un champoreau !

Joseph Vingtrinier, « Croquis militaires : l’arracheur de dents », La Gazette du Centre, p. [3].

Alors que nous avons vu supra, avec l’exemple de Jacques de Garches, que Au temps pour moi était devenu Autant pour moi, ici c’est le phénomène inverse qui a lieu ! De surcroît, dans ce dernier cas, Autant ou Au temps a moins la signification d’« Autant/Au temps pour moi » que de « Tant pis pour moi » (qui figure d’ailleurs dans l’extrait), ce qui correspond à l’anglais So much for me, anglicisme justement cité par Duneton (op. cit., p. 17) pour motiver la graphie autant.

Puisque nous avons cité un auteur de dictionnaire de difficultés de la langue française, que disent les grammairiens, les remarqueurs et autres spécialistes de la langue ? En 1956, Adolphe Victor Thomas, dans son célèbre Dictionnaire des difficultés de la langue française, écrivait :

— Au temps ‑ autant. Malgré certaines hésitations, le commandement usité à la caserne, dans les salles de gymnastique, etc., pour faire recommencer un mouvement doit s’orthographier au temps ! (et non autant !) : Il avait dit gaiement « Au temps pour moi ! » (J.‑P. Sartre, le Mur, 156). Voici du monde. Au temps ! Le cocktail dans ma chambre (Tr. Bernard, My love, I, i). En effet, un temps, c’est le « moment précis pendant lequel il faut faire certains mouvements qui sont distingués et séparés par des pauses » : Charge en quatre temps, en douze temps. Se rappeler le populaire En deux temps trois mouvements. De plus, l’italien possède l’expression équivalente, qui se dit Al tempo ! et reproduit littéralement le français Au temps !

Adolphe Victor Thomas, « Temps », dans Dictionnaire des difficultés de la langue française.

Thomas, en plus de reprendre les arguments précédents, ajoute la référence à la gymnastique5 et une comparaison avec une autre langue, en l’occurrence l’italien. Un certain scepticisme demeure néanmoins. Pour Jacques Damourette et Édouard Pichon, « il est très difficile de décider si le commandement militaire […] doit être interprété “autant”, c’est-à-dire “refaites-en autant”, ou “au temps” c’est-à-dire “annulez la dernière manœuvre et revenez au temps précédent”6 ».

Les auteurs évoquent un cas de sysémie homophonique7. Des mots de même prononciation (homophones), même s’ils sont distincts dans la langue, tendent à être rapprochés dans l’esprit des locuteurs et peuvent s’influencer. Damourette et Pichon citent ainsi le cas de l’expression raisonner comme un tambour crevé, c’est-à-dire « raisonner très mal », dans laquelle, pour les sujets qui l’emploient, raisonner a pris le pas sur résonner, « produire un son ».

Dès 1930, André Thérive soulignait que au temps « pourrait bien n’être qu’une orthographe pédantesque, dont l’origine serait assez récente » (« Querelles de langage », Les Nouvelles littéraires, artistiques et scientifiques, 20 septembre 1930, p. 9). Thérive et, à sa suite, Duneton (op. cit.) s’appuient sur un certain nombre de locutions bien attestées historiquement et relativement anciennes avec autant pour défendre cette graphie : Il n’en faut plus qu’autant8, qui a le sens « il est dans le même état qu’auparavant », et, encore plus proche de notre cas, Autant pour le brodeur, « raillerie pour signifier qu’on n’accorde aucun crédit à un récit ». Parmi ces deux formules, attestées chez Oudin (1640), la seconde est donc particulièrement intéressante9.

Un autre argument de Thérive est une transformation assez ancienne de tant en temps, cette fois bien documentée, dans entre-temps, qui s’écrivait autrefois entretant. Cet autre cas de sysémie homophonique serait-il un argument décisif en faveur de la graphie autant ? Peut-être, mais cela reste difficile à trancher. Comme le souligne Duneton, la formule Au temps/Autant pour moi appartenant essentiellement au registre oral, elle a dû être employée bien avant les premières attestations écrites, autour de 1900. Quant à la comparaison avec les autres langues, elle peut tourner à l’avantage de l’une ou l’autre graphie. Si Thomas invoquait l’italien al tempo à l’appui de au temps, Duneton a avancé quant à lui l’anglais so much for pour autant, comme nous l’avons vu. Ladite comparaison a ses limites, car Al tempo per me et So much for me n’existent pas au sens du français « Au temps/Autant pour moi ».

En conclusion, des arguments forts sont produits pour justifier l’écriture au temps aussi bien que l’écriture au temps. Quand on croit détenir la preuve dans un sens ou dans l’autre, celle-ci se dérobe pour mieux nous laisser en pleine perplexité. L’ancienneté historique semble plaider pour autant, mais c’est compter sans le fossé de plusieurs siècles qui séparent les exemples d’Oudin et l’apparition de notre expression. En l’absence de certitudes, le mieux serait d’accepter les deux graphies.

Notes

1. « Au temps pour moi : se dit lorsqu’on admet son erreur (souvent écrit à tort autant pour moi). »

« Temps », dans Le Nouveau Petit Robert (1993).

« ◊ Au temps pour moi. a. mil. Indique un retour au mouvement précédent. b. Fig. Se dit pour signaler qu’on s’est trompé. (La graphie autant pour moi est fautive.) »

« Temps », dans Le Petit Larousse illustré, éd. 2006.

Le Trésor de la langue française se contente de remarquer : « La graph. autant pour moi est plus cour. » (« Temps », dans Institut national de la langue française, Trésor de la langue française, vol. XVI).

2. « Temps », dans  Académie française, Dictionnaire de l’Académie française [en ligne], 9e éd.

3. Claude Duneton, Au plaisir des mots, p. 14.

4. « Autant pour les crosses ! »

Paul de Barre, « Autant pour les crosses ! », L’Événement, 30 septembre 1896, p. [2].

« Je n’ai pas réussi cette fois, dit-il, en partant. Au temps pour les crosses ! »

« Les lettres de cachet n’ont pas disparu », La Lanterne, 3 février 1914, p. 1.

Dans « De la boxe » (L’Éclair, p. 3), l’écrivain Henri Omessa imagine une origine extravagante à la locution écrite autant. Les crosses, en boxe, sont de rapides crochets croisés, difficiles à réaliser. Du fait qu’il faille en produire un bon nombre avant que l’un d’entre eux atteigne son but serait née la locution Autant pour les crosses…

5. Comme semble l’attester cet extrait, Au temps ! a d’abord été un commandement militaire avant d’être étendu à la gymnastique :

Le Sergent. — Le premier mouvement de la danse c’est de porter la jambe en avant. Pour porter la jambe, il faut la saisir par la main gauche à hauteur de la culasse mobile… Au temps ! au temps ! Je confonds avec le maniement d’armes.

Jacques Martial, « Une leçon de danse au régiment », Le Petit Marseillais, 28 août 1907, p. 1.

Quelques années plus tard, Colette décrit ainsi l’entraînement d’acrobates dans La Vagabonde :

« — Au temps ! crie Brague. Tu l’as encore raté, ton mouvement ! »

Colette, La Vagabonde, p. 87.

6. Ils ajoutent sous forme de boutade : « L’un de nous, étant enfant, avait une troisième interprétation : “ôtant”, car il pensait que le professeur de gymnastique commandait d’ôter le mouvement effectué en dernier lieu » (Des mots à la pensée, vol. VI, § 2690).

7. Des mots à la pensée, vol. I, § 131. À ne pas confondre avec la contamination de sens, qui en est proche, soit un transfert de sens d’un mot à un autre. Dans ce cas, en effet, ce n’est pas la graphie qui change, mais la signification. Faire bonne chère a longtemps signifié « afficher un visage joyeux » avant de prendre le sens de « bien manger » sous l’influence de l’homophone chair. Cf. Pierre Guiraud, Les Locutions françaises, p. 80 sqq.

8. Cette expression se relève par exemple chez Molière :

On la croyoit morte, & ce n’estoit rien,
Il n’en faut plus qu’autant, elle se porte bien.

Molière, Sganarelle ou le Cocu imaginaire, vi.

9. Antoine Oudin, Curiositez françoises, pour supplement aux Dictionnaires*. Dès 1611, Randle Cotgrave traitait Autant pour le brodeur dans son dictionnaire bilingue. Brodeur y apparaît sous la forme bordeur, et la locution est traduite par So much for that, « voilà pour ça ». Cotgrave distingue ensuite un second sens, par lequel on souhaite rendre la monnaie de sa pièce au brodeur/bordeur, qui serait en réalité un bourdeur, « celui qui commet une bourde, une sottise » ou « celui qui raconte un mensonge ». Pour Étienne Pasquier, l’affaire est donc entendue : brodeur n’est rien de moins que la corruption de bourdeur par une sorte de métathèse qui a conduit à dire promener à la place de pourmener, fromage au lieu de formage, etc. Plus récemment, Lazare Sainéan a quant à lui avancé une autre interprétation. Le dicton ferait allusion aux tromperies des tailleurs** (brodeurs) qui bordaient les habits et réclamaient le double du prix convenu pour un vêtement, « sous prétexte que la bordure n’était pas comprise ». CeQuoi qu’il en soit, nous avons affaire à un nouveau cas de sysémie homophonique où bordeur (« brodeur ») et bordeur (« auteur d’une bourde », « menteur ») se sont probablement confondus dans l’expression Autant pour le brodeur. À cela s’ajoute une autre équivoque entre broder (« orner de broderies ») et border (« garnir d’une bordure ») ! Enfin, on a aussi supposé, plus récemment, que l’expression venait du sens figuré de broder (« enrichir de détails imaginaires »***), mais ce sens n’apparaît qu’à la fin du xviiie siècle, soit bien après l’apparition de notre formule. Robert Marichal se demande au contraire si ce n’est pas Autant pour le brodeur qui aurait contribué à donner à broder le sens d’« enjoliver ».

* Les plus anciennes attestations semblent se trouver chez Rabelais (1542 et 1553) :

« Veu, entendu, et bien calculé le different dentre les seigneurs de Baisecul, & Humevesne, la court leur dict que consydere que le soleil decline bravement de son solstice estival pour mugueter les billes vesees, qui ont eu mat du pyon par les males vexations des lucifuges nycticoraces, qui sont inquilines du climat diaromes d’ung crucifix a cheual bendant une arbeleste aux reins, le demandeur eut juste cause de calfreter le gallion que la bonne femme boursouffioit ung pied chausse & laultre nud, le remboursant bas & roidde en sa conscience dautant de baguenaudes, comme ya de poil en dixhuyt vasches & autant pour le brodeur. »

« Vu, entendu et bien pesé le différend entre les seigneurs de Baisecul et d’Humevesne, la Cour leur dit :
» Que, en considérant que le soleil décline bravement de son solstice d’été pour courtiser les billevesées qui ont échoué par les mauvais traitements des corbeaux nocturnes qui sont locataires du climat de Rome d’un crucifix à cheval bandant une arbalète aux reins, le demandeur eut raison de calfater le gallion que la bonne femme boursouflait, un pied chaussé et l’autre nu, le remboursant bas et roide en sa conscience, d’autant de baguenaudes qu’il y a de poils sur dix-huit vaches, et autant pour le brodeur. »

François Rabelais, Pantagruel (éd. de 1532 ?), p. [48], trad. Marie-Madeleine Fragonard, p. 133.

Si rien donnoit, autant en avoit le brodeur.

S’il donnait quelque chose, c’était autant pour le brodeur.

François Rabelais, Le Quart Livre des faicts et dicts Heroiques du bon Pantagruel, p. 69 ro trad. Guy Demerson, p. 279.

** « Non pas que je vueille dire que les tailleurs soyent larrons : car ilz ne prennent que celà qu’on leur baille : non plus que les meuniers. »

« Ce n’est pas que je veuille dire que les tailleurs sont des voleurs : car ils ne prennent que ce qu’on leur donne, pas plus que les meuniers. »

Bonaventure Des Périers, Les Nouvelles Recreations et Joyeux Devis, p. 147 ; notre trad.

*** Cf. François-Joseph-Michel Noël et L. J. M. Carpentier, « Broder », dans Philologie française, vol. I et Georges Planelles, Les 1 001 Expressions préférées des Français, 934. Ce dernier se trompe quand il affirme que le verbe broder avait « déjà à l’époque ce même sens figuré que maintenant » (ibid., loc. cit.).

Sources

  • Académie française, « Questions de langue », dans Académie française [en ligne], Académie française, s. d.
  • Académie française, Dictionnaire de l’Académie française [en ligne], 9e éd., Académie française, [2024]
  • Amboise (François d’), Discours ou traicté des devises ou est mise la raison et difference des emblemes[,] Enigmes, Sentences et autres, éd., Adrien d’Amboise, Paris, Rolet Boutonné, 1620.
  • « Au temps / Autant pour moi », dans Parler français  richesse et difficultés de la langue française [en ligne], Parler français, cop. 2011
  • « Au temps pour moi », dans Wikipédia : l’encyclopédie libre [en ligne], Wikimedia Foundation, [2007], mis à jour en 2026
  • Barre (Paul de), « Autant pour les crosses ! », L’Événement, 30 septembre 1896, p. [2].
  • Bencey (André), William Baluchet : roi des détectives, dans Journal de Montélimar et de la Drôme, 23 septembre 1922, p. 4.
  • Cholières (Nicolas de), Les Apresdisnees, Paris, Jean Richer, 1587.
  • Colette, La Vagabonde, 18e éd., Paris, Paul Ollendorff, 1910.
  • « Conseil municipal de Saint-Eugène », Les Nouvelles : journal quotidien d’Algérie, lundi 2 juin 1902, p. [2].
  • Courboin (Luc), « Dessin d’un exercice de maniement des armes », dans Paul Ginisty, Mes vingt-huit jours : notes d’un réserviste, Paris illustré, 1er novembre 1886, p. 196
  • Courteline (Georges), Le Train de 8 h 47, Paris, Ernest Flammarion, [ca 1890].
  • Damourette (Jacques) et Pichon (Édouard), Des mots à la pensée : essai de grammaire de la langue française, 8 vol., Paris, Éd. d’Artrey, impr. 1968-1987.
  • Des Périers (Bonaventure), Les Nouvelles Recreations et Joyeux Devis, Lyon, Guillaume Rouille, 1561.
  • Dictionnaire du moyen français : 1330-1500 (v. 2020) [en ligne], sous la dir. de Robert Martin, ATILF-CNRS/Université de Lorraine, 2023, mis à jour en 2025
  • Di Stefano (Giuseppe), Nouveau Dictionnaire historique des locutions : ancien français, moyen français, Renaissance, 2 vol., Turnhout, Brepols, cop. 1991.
  • Duneton (Claude), Au plaisir des mots, Paris, Balland, 2004.
  • Dupré (Paul), Encyclopédie du bon français dans l’usage contemporain, 3 vol., Paris, Éd. de Trévise, DL 1972.
  • France pittoresque (La), « Au temps pour moi ou Autant pour moi ? », La France pittoresque [en ligne], La France pittoresque, 2020, mis à jour en 2020
  • Garches (Jacques de), « Psitt ! perruquier ! : conte régimentaire », La Caricature, 9 avril 1892, p. 118
  • Garches (Jacques de), « Psitt ! perruquier ! : conte régimentaire », La Petite Caricature, 6 décembre 1898, p. 583-584.
  • Genevoix (Maurice), Sous Verdun : août-octobre 1914, [Paris], Hachette et Cie, 1916.
  • Girodet (Jean), Pièges et difficultés de la langue française [PDF], Paris, Bordas (coll. « Dictionnaire Bordas »), cop. 2007.
  • Grevisse (Maurice), Problèmes de langage, 5 vol., Gembloux, Jean Duculot, cop. 1962-1970.
  • Grevisse (Maurice), Le Bon Usage : grammaire française avec des remarques sur la langue française d’aujourd’hui, 10e éd. revue, Gembloux, J. Duculot, 1975.
  • Grevisse (Maurice), Le Français correct : guide pratique, 3e éd., Paris/Gembloux, Duculot, 1982.
  • Guiraud (Pierre), Les Locutions françaises, 2e éd., Paris, Presses universitaires de France (coll. « Que sais-je ? »), 1962.
  • Institut national de la langue française, Trésor de la langue française : dictionnaire de la langue du xixe et du xxe siècle (1789-1960), sous la dir. de Paul Imbs et Bernard Quemada, 16 vol., Paris, Éditions du Centre national de la recherche scientifique/Gallimard, 1971-1994.
  • Jouette (André), Dictionnaire d’orthographe et d’expression écrite, 6e éd., Paris, Le Robert (coll. « Les Usuels »), 2008.
  • La Mésangère (Pierre de), Dictionnaire des proverbes français, 2de éd., Paris, Treuttel et Würtz, 1821.
  • Le Roux (Philibert-Joseph), Dictionaire comique, satyrique, critique, burlesque, libre & proverbial, Amsterdam, Michel-Charles Le Cène, 1718
  • Le Roux de Lincy (Antoine), Le Livre des proverbes français : précédé de Recherches historiques sur les proverbes français et leur emploi dans la littérature du Moyen Âge et de la Renaissance, 2e éd. revue, corrigée et augmentée, 2 vol., Paris, Adolphe Delahays, 1859.
  • Littré (Émile), Dictionnaire de la langue française, 2 t. en 4 vol., Paris, Louis Hachette et Cie, 1863-1869.
  • Marichal (Robert), « Border, broder, bourder et “autant pour le brodeur” », Études rabelaisiennes, 1965, vol. »VI, p. »91-106.
  • Martial (Jacques), « Une leçon de danse au régiment », Le Petit Marseillais : journal politique quotidien, 28 août 1907, p. 1.
  • Molière, Sganarelle ou le Cocu imaginaire, Paris, Jean Ribou, 1660.
  • Nicolas de Troyes, Le Grant Parangon des nouvelles nouvelles [ms. fr. 1510], Paris, Bibliothèque nationale de France, 1536.
  • Noël (François-Joseph-Michel) et Carpentier (L. J. M.), Philologie française ou Dictionnaire étymologique, critique, historique, anecdotique, littéraire, 2 vol., Paris, Le Normant Père, 1831
  • Nouveau Petit Robert (Le) : dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française, sous la dir. de Josette Rey-Debove et Alain Rey, nouvelle éd. remaniée et amplifiée, Le Robert, DL 1993.
  • Omessa (Henri), « De la boxe », L’Éclair : journal de Paris, quotidien, politique, littéraire, absolument indépendant, 21 décembre 1913, p. 3.
  • Oudin (Antoine), Curiositez françoises, pour supplement aux Dictionnaires : ou Recueil de plusieurs belles proprietez, avec une infinité de Proverbes & Quolibets, pour l’explication de toutes sortes de Livres, Paris, Antoine de Sommaville, 1640.
  • Oxford English Dictionary [en ligne], Oxford University Press, cop. 2026
  • Pasquier (Étienne), Les Recherches de la France, éd. revue et augmentée, Paris, Jamet Mettayer et Pierre L’Huillier, 1596.
  • Payen-Payne (James Bertrand de Vincheles), French Idioms and Proverbs, 4e éd., révisée et augmentée, Londres, David Nutt, 1905.
  • Péchoin (Daniel) et Dauphin (Bernard), Dictionnaire des difficultés du français (coll. « Expressions »), Larousse, DL 1998.
  • Petit Larousse illustré (Le), éd. 2006, Larousse, 2005.
  • Planelles (Georges), Les 1001 Expressions préférées des Français [ePub], Paris, les Éditions de l’Opportun, s. d.
  • « Première question », « Étranger », Le Courrier de Vaugelas, 15 septembre 1874, p. 91-92.
  • Rabelais (François), Pantagruel : les horribles et espoventables faictz & prouesses du tresrenomme Pantagruel Roy des Dipsodes, filz du grand géant Gargantua, Lyon, Claude Nourry, [1532 ?].
  • Rabelais (François), Le Quart Livre des faicts et dicts Heroiques du bon Pantagruel, Paris, Michel Fezandat, 1552.
  • Rabelais (François), Le Quart Livre, éd. et trad. Guy Demerson, Paris, Éditions du Seuil (coll. « Points »), DL 1997.
  • Rabelais (François), Pantagruel, éd. et trad. Marie-Madeleine Fragonard, Paris, Pocket (coll. « Pocket classiques »), DL 1998.
  • Sainéan (Lazare), Les Sources de l’argot ancien, 2 vol., Paris, Honoré et Édouard Champion, 1912.
  • Sainéan (Lazare), La Langue de Rabelais, 2 vol., Paris, E. de Boccard, 1922-1923.
  • Sécot [Gaston], « Scènes d’escouade », Le Sourire, 7 avril 1900, p. [11].
  • Sévigné (Marie de Rabutin-Chantal, marquise de), Correspondance, éd. Roger Duchêne, 3 vol., [Paris], Gallimard (coll. « Bibliothèque de la Pléiade »), DL 1972-1978.
  • Thérive (André), « Querelles de langage », Les Nouvelles littéraires, artistiques et scientifiques : hebdomadaire d’information, de critique et de bibliographie, 20 septembre 1930, p. 9.
  • Thomas (Adolphe Victor), Dictionnaire des difficultés de la langue française, sous la dir. de Michel de Toro, Larousse, DL1956.
  • Vingtrinier (Joseph), « Croquis militaires : l’arracheur de dents », La Gazette du Centre : journal quotidien, organe de la défense sociale des libertés publiques, 4 juin 1894, p. [3].
  • Vingtrinier (Joseph), « L’arracheur de dents », Le Petit courrier de Bar-sur-Seine : journal républicain, agricole, commercial et littéraire, 8 décembre 1896, p. [4].
  • Wulschleger (Henry), Le Train de 8 h 47, France, CFC Lux, [1934].

Mots-clés

Citations vérifiées